24/10/2011

Les interdictions de circuler dans les bois pour cause de chasse (2011)

sanglierSi vous avez l'habitude de vous promener dans les bois, n'oubliez pas que la période de chasse a commencé depuis le 1er octobre.

Soyez prudent et respectez bien les panneaux d'interdiction.

Concernant la localité de Louveigné, il sera interdit de circuler dans les bois proches de :

  • Adzeux, Banneway, Rouge-Thier et Deigné le 5 octobre, les 5 et 30 novembre ainsi que les 14, 21 et 28 décembre 2011
  • Hé de louveigné, Bois brulé et le Doyard le 1er octobre 2011
  • Louveigné et Stinval le 17 novembre 2011
  • Rouge Thier, Hé de Chession et Bois des Bruyères le 2 novembre et le 10 décembre 2011
  • Ferreuse, Gomzé, Forges et Counachamps le 12 novembre 2011
  • Sendrogne et Blindef le 12 novembre 2011
  • Bois de Fraipont et Bois de Banneux le 7 novembre et le 13 décembre 2011

Infos complémentaires : Département Nature et Forêts, cantonnement d'Aywaille : Tél. 04/247.99.90

Pour connaître toutes les dates d'ouverture de la chasse en Wallonie, cliquez ici.

Pour avoir des infos sur la circulation dans les bois et forêts de Wallonie, cliquez ici.

12:05 Écrit par M.ETIENNE dans Chasse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/11/2010

Si nos arbres (remarquables) pouvaient parler...

Il vous est probablement arrivé, lors d’une promenade dans nos campagnes louveignétoises, d’avoir eu un jour l’attention attirée par un arbre particulièrement isolé, aux formes bizarres ou aux dimensions impressionnantes. Sans le savoir, vous êtes peut-être passé à côté de l’un des douze arbres remarquables recensés sur le territoire de Louveigné.

054.JPGCes arbres, définis par l’article 266 du CWATUP, sont remarquables notamment en raison de leur valeur esthétique ou paysagère. Ce sont les plus nombreux. Parmi les plus singuliers figure le charme commun de Banneux (photo), rue de Fraipont. Cet arbre au tronc noueux et aux branches tortueuses aurait très bien pu servir de décor pour un conte de fée.

091.JPGAu caractère esthétique d’un arbre s’ajoutent parfois des particularités historiques qui le rendent d’autant plus important à protéger. De tels arbres font non seulement partie de notre patrimoine naturel, mais ils sont aussi les témoins de notre Histoire ou les gardiens de notre mémoire. C’est le cas notamment des arbres commémoratifs ou arbres souvenirs, tel le hêtre pourpre planté devant l’église de Louveigné le 11 novembre 1930 à l’occasion du centenaire de l’indépendance de la Belgique (photo).

Tilleul.jpgParmi les arbres témoins, il y a le tilleul situé au centre du village de Louveigné, sur la place du… Tilleul, autrefois appelée « la Cour » (photo). C’est au pied de ce « Tilleul de la Haute Cour » que les magistrats locaux rendaient la justice, comme il était d’usage au Moyen-âge, dans certaines contrées de France et des pays germaniques. Cette Haute Cour est déjà signalée au XIème siècle. Quant au tilleul, Edgard Renard, dans sa « Toponymie de la commune de Louveigné » (1957), rapporte qu’en 1393, les archives de la Principauté de Stavelot font déjà mention d’un tilleul de justice à Louveigné. Mais même si le tilleul a la réputation de jouir d’une longévité remarquable, certains pouvant atteindre exceptionnellement 1000 ans, il est toutefois fort peu probable que le tilleul de 1393 soit le même que celui que nous connaissons aujourd’hui. Il est plus raisonnable de considérer, au vu de sa circonférence, qu’il s’agit de l’un de ses descendants ou même peut-être de son descendant direct.

095.JPGCertains affirment par ailleurs que le tilleul actuel (photo) fut planté par les soldats de Napoléon il y a environ deux siècles. Il s’agit d’une hypothèse plausible. On sait en effet que notre région fit un jour partie des territoires français à la suite, notamment, de la décisive bataille de Sprimont qui avait opposé, en 1794, les armées françaises aux troupes autrichiennes. Or, à cette époque, l’habitude avait été prise de planter des arbres de la liberté dans les communes de la République. Ainsi, environ 60.000 arbres avaient été plantés en vue de rappeler l’avènement des libertés nouvelles. Une grande partie était constituée de tilleuls qui furent ainsi érigés en arbres civiques, symboles de la liberté.

Le tilleul de la place du Tilleul est également repris dans l’inventaire des arbres à clous dressé en 2003 par Paul Sanglan, ce qui laisse à penser qu’on lui a prêté (et qu’on lui prête encore ?) le pouvoir de guérir certains maux.

Arbres 1.JPGD’autres tilleuls remarquables ont fait parler d’eux dans les environs de Louveigné et ont donné leur nom à des lieux-dits : « Aux Quatre Tilleuls » (âs cwate tiyous), au croisement de la N678 Louveigné – Sprimont et de la rue de Cornemont (il n’en reste plus que trois actuellement) et, un peu plus loin : « Aux Trois Tilleuls » (âs treûs tiyous), rue de la Légende, à l’entrée du zoning artisanal de Cornemont. On prétend que ces derniers ont été plantés en souvenir et en l’honneur de Napoléon (photo). On peut en douter à l’examen d’une carte dite de cabinet des Pays-Bas autrichiens levée à l’initiative du Comte de Ferraris. La carte de « Sougnée » (référencée 193 C15 2) indique en effet à cet endroit précis la présence d’un petit groupe d’arbres isolés de toute autre plantation. Or ces cartes ont été établies entre 1771 et 1778, soit environ vingt ans avant l’arrivée des troupes françaises sur notre territoire et avant le règne de Napoléon. Aujourd’hui, l’un des trois tilleuls a disparu, mais deux autres sont venus rejoindre les survivants pour former un quatuor d’arbres dominant de leur large ramure la campagne louveignétoise.

077.JPGCes deux ensembles de tilleuls abritaient chacun une croix de carrefour dont on a malheureusement perdu la trace. Généralement considéré comme arbre protecteur, le tilleul était souvent associé à une croix, un calvaire ou une chapelle. On citera pour exemple, parmi les arbres remarquables ou classés de Louveigné, le tilleul de la rue de la China qui marque l’emplacement d’une croix au lieu-dit « Sur Pierry » (so pièri), entre Louveigné et Blindef (photo). Ou les deux vieux tilleuls du Trôleu à Louveigné, probablement contemporains de la chapelle du même nom qui date de 1708.

Ainsi, à la fois arbre de justice, arbre de la liberté, arbre guérisseur, arbre souvenir, ou arbre protecteur, le tilleul a de tout temps fait l’objet d’une attention particulière. Les rôles importants qui lui ont été attribués au cours des siècles peuvent en partie s’expliquer par la taille impressionnante qu’il peut atteindre et la longévité exceptionnelle qui le caractérise.

Troleu.jpgCes deux dernières caractéristiques ont également contribué à faire du tilleul un arbre repère privilégié pouvant être aperçu de loin par les voyageurs ou les troupes armées en déplacement. Les tilleuls dont nous avons parlé plus haut auraient pu jouer ce rôle. C. Dodinval, dans un article publié dans « Les Annonces de l’Ourthe » du 8 décembre 1972, ose se risquer à évoquer un possible lien entre les différents tilleuls de Louveigné : celui de la place du Tilleul, les deux du Troleu (photo), les trois du lieu-dit « Aux Trois Tilleuls » et les quatre du lieu-dit « Aux Quatre Tilleuls » (il aurait même pu ajouter les cinq tilleuls de la ferme de la Haute Folie à Cornemont). 1, 2, 3, 4 : « un fait assez curieux » dit-il. Et d’ajouter : « Tous ces arbres sont échelonnés suivant une ligne à peu près droite ». Faut-il y voir une signification particulière ? Une direction à prendre ?

Toujours à propos des arbres repères, Alfred Harou, dans la « Revue des Traditions Populaires » (tome XIX, p.204 et tome XXI, p.177) rapporte la croyance selon laquelle « Napoléon, pour indiquer le passage à ses corps d’armée, faisait planter de distance en distance six arbres disposés d’une façon particulière ». On ne peut s’empêcher de penser aux six hêtres pourpres, également classés comme arbres remarquables, situés à proximité de l’avenue Paola, le long d’un chemin désaffecté, entre Louveigné et Banneux. Ces arbres d’un certain âge sont disposés en triangle…

Benjamin Stassen, dans « La mémoire des arbres » (tome 2, p.131) est cependant perplexe à ce sujet : « Des arbres auraient servi de repère aux armées de Napoléon. S’il est avéré que les arbres ont été utilisés à cet effet jusqu’à la seconde guerre mondiale – ce qui valut au célèbre Arbre de la Justice de Beaurieux d’être dynamité par l’armée française en 1940 – prétendre que certains feuillus altiers auraient été plantés à des fins stratégiques sur l’ordre des officiers impériaux ne manque pas de surprendre : sauf à prêter aux Français une planification à très long terme, comment, en effet, des arbres nouvellement plantés eussent-ils pu être de quelque utilité ? ». Si nos arbres pouvaient parler…

058.JPGD’autres arbres remarquables parsèment le territoire de Louveigné. On citera encore le chêne d’Amérique près de l’église de Banneux (photo), le noyer commun rue du Doyard, etc etc…

Ces arbres qui font partie de notre patrimoine naturel sont les témoins d’une époque, les gardiens de notre mémoire. Alors, continuons à les admirer comme tels et regardons autour de nous, lors de nos promenades, en vue d’enrichir la liste de ces arbres qui méritent une protection particulière.

(Remarque : les cartes postales anciennes ont été aimablement prêtées par Didier Grégoire).

18:50 Écrit par M.ETIENNE dans Histoire et patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/10/2010

Une journée portes ouvertes au centre pour demandeurs d'asile de Banneux

310.jpgSamedi 18 septembre 2010. C’est la journée portes ouvertes au centre pour demandeurs d’asile de Banneux (photo). Je décide de m’y rendre en famille. C’est l’occasion de rencontrer les gens qui y vivent ou y travaillent et avec qui j’entretiens de nombreux contacts dans le cadre de mes activités professionnelles.

A notre arrivée, nous apercevons quelques chapiteaux installés à l’arrière du bâtiment. Nous nous y rendons. Plusieurs chanteurs de rap se produisent sur une scène dressée pour l’occasion. Le public, venu en nombre, est enthousiaste. Quelques personnes dansent au son d’une musique entraînante. Un enfant regarde dans notre direction puis se précipite vers nous, le sourire aux lèvres et les bras grands ouverts. C’est une petite fille du centre qui a reconnu ma fille. Elles vont à l’école ensemble, à Louveigné. Je suis touché par ce geste d’amitié. Bras dessus, bras dessous, les voilà parties vers d’autres enfants du même âge.

324.jpgJe poursuis ma visite. Dans le jardin bien entretenu, un groupe de personnes jouent au volley. Sous un grand chapiteau, quelques visiteurs sirotent un jus de fruits préparé par des résidents. D’autres font la file pour déguster quelques spécialités culinaires. Sur le côté du bâtiment principal, des tonnelles abritent différents stands auprès desquels plusieurs animations sont organisées : grimages, atelier tresses, tatouages au henné (photo),… Un château gonflable accueille de jeunes enfants ravis.

 

 Nous revenons à l’avant du bâtiment. Une dame se tient devant l’entrée. Elle porte un badge sur lequel il est marqué « accueil ». Elle nous propose de visiter le centre, ce que nous acceptons avec plaisir. Nous montons les quelques marches qui nous séparent du hall d’entrée…

Le bâtiment abritait autrefois un centre de revalidation pour religieuses. Il a ouvert ses portes aux demandeurs d’asile fin 2009 et est géré par la Croix Rouge. Actuellement, 140 personnes (femmes ou hommes isolés, familles) y sont logées. Elles viennent d’horizons les plus divers : Kosovo, Russie, Irak, Arménie, Côte d’Ivoire, Rwanda, Guinée, Congo, Afghanistan,…

328.jpgNos regards s’attardent sur de jolis tableaux accrochés au mur du hall. Ils sont l’œuvre de résidents qui ont peint des scènes et des personnages de leur pays d’origine (3 photos). Nous nous dirigeons ensuite vers le réfectoire. Notre guide nous explique que les résidents viennent y manger à des heures fixes et qu’ils participent à tour de rôle aux tâches de la communauté (service, nettoyage,…)

Notre visite continue. Nous arrivons maintenant au premier étage, au bureau social. C’est l’endroit où les résidents peuvent recevoir des informations sur leur situation administrative. L’un des employés du centre nous explique le parcours d’un demandeur d’asile.

 327.jpg

 Dès son arrivée en Belgique, le demandeur d’asile est auditionné par l’Office des étrangers. Celui-ci enregistre sa demande et vérifie si la Belgique est responsable de son traitement sur la base d’un règlement européen. Des questions sont posées sur son identité, sa date d’arrivée sur le territoire et le lieu où il a élu domicile. Des photos et des empreintes digitales sont prises. On détermine également la langue de la procédure et on regarde s’il souhaite être assisté par un interprète.

 

Si la Belgique est responsable de l’examen de la demande, l’Office des étrangers transmet le dossier au Commissariat Général aux Réfugiés et aux Apatrides (CGRA). Celui-ci procède à des auditions au terme desquelles il examine si les déclarations sont crédibles et si le demandeur entre en ligne de compte pour obtenir le statut de réfugié.

 

Si le demandeur est reconnu réfugié, il sera autorisé au séjour illimité en Belgique et recevra le titre de séjour approprié. S’il n’est pas reconnu réfugié, il peut bénéficier d’un statut de protection subsidiaire qui l’autorise à séjourner temporairement en Belgique. Ce statut est accordé s’il est établi que le retour du demandeur d’asile dans son pays pourrait l’exposer à un risque réel de subir des atteintes graves. Enfin, si on lui refuse le statut de réfugié et celui de protection subsidiaire, le demandeur reçoit un ordre de quitter le territoire. Il pourra cependant introduire un recours contre cette décision auprès du Conseil du Contentieux des étrangers. Au total, il faut souvent plusieurs mois avant qu’un demandeur d’asile puisse être fixé sur sa demande.

 En 2009, 17186 personnes ont introduit une demande d’asile en Belgique. Le CGRA334.jpg a pris 8883 décisions en première instance. 1887 dossiers d’asile (soit 21,2%) ont été clôturés par une reconnaissance du statut de réfugié, 416 (soit 4,7%) par une reconnaissance du statut de protection subsidiaire. Trois demandes d’asile sur quatre ont été clôturées négativement.

La visite est maintenant terminée. Nous remercions notre hôte. C’est maintenant l’heure de s’en aller. Nous quittons ces gens qui semblaient si heureux de nous accueillir « chez eux » et qui pourtant n’ont rien sinon l’espoir de débuter une seconde existence, loin des guerres, des souffrances et des privations qu’ils ont pu subir dans leur pays d’origine…

 

20:00 Écrit par M.ETIENNE dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/03/2010

La chapelle du Troleu

Hier...

Troleu

 

...et aujourd'hui

Troleu1

13:09 Écrit par M.ETIENNE dans Hier et aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/03/2010

Poste de police de Louveigné (rue de la Gendarmerie)

 Hier...

Gendarmerie

... et aujourd'hui

 Gendarmerie.jpg

12:54 Écrit par M.ETIENNE dans Hier et aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |